• CONSEIL MUNICIPAL EXTRAORDINAIRE - AMENAGEMENT DE NANTERRE - SEINE/SEINE

    La Question de l'aménagement de ce secteur de Nanterre est au cœur des débats municipaux depuis 1991. Longtemps, notre discours politique s'est construit dans l'opposition à La Défense. C'était l'époque de la ZAC B1 où l'EPAD décidait de tout, en lieu et place des élus, sur 1/3 du territoire communal. Ce discours correspondait à une période du développement de notre commune, aujourd'hui, le bilan de La Défense est largement positif, ses retombées sur Nanterre sont incontestables.

    Les territoires convoités sur Nanterre présentent des atouts exceptionnels. On ne peut évoquer le développement de l'Ouest parisien en faisant l'impasse sur La Défense qui est aujourd'hui pour le plus grand nombre un acquis positif, une réussite économique, commerciale, touristique, un lieu de vie connu et fréquenté par tous.

    De la même façon, l'aménagement de la Seine à la Seine ne peut se concevoir en dehors du projet de Grand Paris et de la métropole parisienne. Le projet de Grand Paris comme le SDRIF considèrent notre ville et ce secteur de l'Ouest parisien comme un pôle de développement tant pour l'activité économique, que pour le logement, et nous annonce de nouvelles infrastructures de transports, notamment Eole. Plan de transports, certes ambitieux, mais dont l'engagement, doit constituer un préalable à tout aménagement.

    Au-delà de ces fondamentaux, nous sommes favorables à une réflexion collective sur le développement du secteur des Groues. Ouverts au dialogue avec La Défense, nous devons nous mettre en situation d'inscrire le nécessaire développement des Groues en synergie avec celui de notre commune et réfléchir en termes de complémentarité et d'articulation.

    C'est un nouveau quartier de notre ville qu'il faut ici construire, certes en très grande proximité de l'actuel quartier d'affaires, mais qui ne s'y réduit pas.

    Face aux convoitises qui existent, face aux énormes potentialités du territoire, face au nécessaire développement pour notre économie du quartier d'affaires et confrontés à des rapports de forces politiques durablement établis, nous devons faire le pari du mouvement, de l'intelligence, de la mobilisation des Nanterriens autour de projets concrets à court et moyen terme permettant de garantir un développement à long terme négocié et non imposé.

    La fusion EPASA/EPAD se fera. Elle est existentielle pour le quartier d'affaires, pour le garantir dans son développement et, pour tourner la page dans les meilleures conditions de sa période de gestion EPAD. Mais l'outil d'aménagement qui résultera de cette fusion ne pourra pas être la copie conforme de ce que nous avons connu. Nanterre n'acceptera pas le retour à un établissement public qui décide, en lieu et place de la commune.

    Nanterre veut pouvoir co-décider de son aménagement et co-gérer son avenir. Puisque c'est sur son territoire que les choses se passent, les élus de Nanterre n'accepteront pas une fausse approche démocratique qui les verrait représentés dans le prochain établissement public dans les mêmes conditions que les élus des communes qui nous entourent et qui ne seront, dans leurs territoires que marginalement concernés.

    La recherche d'un partenariat avec les pouvoirs publics est une nécessité, mais qui dit partenariat dit projets communs, négociations, compromis et exclu tout passage en force. Une tentation autoritaire de l'Etat réduirait à néant toute perspective d'approche collective de ce projet et le pénaliserait durablement.

    Un appel à l'intercommunalité peut être une piste féconde tant ce projet d'aménagement concerne les villes du pourtour de La Défense. L'intercommunalité doit être un outil, un moyen, un levier pas une finalité et encore moins la panacée universelle susceptible de résoudre tous nos problèmes.

    Nous allons construire pour les 50 prochaines années. Nous disposons d'au moins trois atouts : le soutien des Nanterriens, notre propre détermination, la conjoncture économique qui freine les appétits, qui conduit à une certaine modestie et qui oblige au dialogue et à la coopération.

     Extraits du discours d'André CASSOU, Maire adjoint, Président du groupe des Elus du Mouvement Républicain et Citoyen, au Conseil municipal du 23 mai 09. Si vous souhaitez le discours intégral, veuillez appeler au 06 50 51 65 93


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