• Tribune d'André CASSOU, Maire adjoint, président du groupe MRC

          Insécurité : Aller au-delà de la posture inquantatoire des élus UMP de Nanterre

    Qu'elle soit réelle, subie, ou ressentie, l'insécurité semble avoir envahi notre quotidien. S'il faut en analyser les causes, des réponses adaptées et réfléchies doivent être apportées. Le droit égal pour tous à la sécurité doit s'imposer. A la démagogie sécuritaire de la Droite, la Gauche doit répondre clairement par des réponses de fond et se départir d'un certain angélisme qui la caractérise encore trop souvent et qui la laisse totalement démunie face aux évènements lorsqu'ils se produisent.

     

    A l'école, par exemple, aux abords comme à l'intérieur des établissements scolaires, les phénomènes de violence entre élèves existent, et rien ne sert de les nier. Nos agents du service de tranquillité publique le vérifient plusieurs fois par semaine. Aux abords des établissements scolaires, une police de proximité travaillant en liaison effective avec l'Education nationale, les éducateurs des clubs de prévention et les acteurs de terrain municipaux et associatifs doit obtenir des résultats. La prochaine arrivée d'une Unité Territoriale de Quartier (UTEQ) au quartier du Parc devrait nous permettre de préfigurer ce nouveau dispositif.

     

    Le problème de la sécurité doit être corrélé à celui de l'éducation et de la citoyenneté, le délinquant, quel qu'il soit, doit être remis sur les rails et sanctionné le cas échéant à la hauteur de la faute commise. Et si l'on pouvait en finir avec l'idée décidément tenace, que la question de la sécurité doit rester chasse gardée de la droite pour en faire la préoccupation de tous ! D'ailleurs, la droite aurait-elle répondu au problème ? La publication des dernières statistiques en la matière démontre le contraire. L'action gouvernementale en matière de sécurité est en échec. Le Ministre de l'Intérieur le reconnaît lui-même « la délinquance a cessé de baisser » : les cambriolages, les violences faites aux personnes et les dégradations, souvent gratuites, connaissent une sensible augmentation à Nanterre comme ailleurs.

     

    Priorité annoncée de Nicolas Sarkozy l'insécurité n'a pas été éradiquée. Elle demeure, elle s'est même installée. Le gouvernement est en échec, il le reconnaît lui-même. On peut craindre que la suppression de 9 500 postes de policiers et de gendarmes, d'ici 2011, vienne encore un peu plus éloigner le service public de la police des territoires où il devrait être quotidiennement présent dans un travail de contact et de maillage. On ne peut pas lutter efficacement contre la délinquance quand les effectifs viennent à manquer. La police a besoin de moyens. Elle doit être en phase avec la réalité du terrain.

     

    Le gouvernement échoue sur son supposé terrain de prédilection, parce qu'il n'a pas pris la mesure de la situation du pays. Il ne voit pas que la crise économique et sociale tend les rapports sociaux et aggrave les situations de détresse.

     

    Cette question est trop importante pour que la gauche ne s'en préoccupe pas ou s'en désintéresse, en invoquant à tout bout de champ l'excuse sociale. Amorcée à l'occasion du colloque de Villepinte en 1997 par Lionel Jospin et Jean Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur, en dépit des résistances d'une partie de la gauche plurielle qui freinait des quatre fers, la mutation de la gauche sur cette question reste encore fragile.

     

    Pour nous, la sécurité n'est ni de droite ni de gauche. Elle est la première clause du contrat social par lequel les hommes renoncent à la violence de l'état de nature et acceptent de faire société.


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